samedi 2 novembre 2013

Le passage

Il y a quelques années, j'avais écrit ce texte pour le départ trop tôt d'une personne proche, trop jeune aussi et qui laissait derrière elle un mari, deux enfants touts petits encore. cette déchirure reste présente et quand un ami s'en va, quand des amis se trouvent devant ce drame de la séparation brutale, je repense à ce texte.

je l'ai associé à cette photo prise il y a bien longtemps aussi, alors que le numérique n'existait pas, au pied du Mont St michel à une époque où il ne fallait pas payer la route qui mène sur les grèves, à une époque où l'on pouvait rester longtemps à regarder la mer



plus tard longtemps plus tard j'ai retrouvé sur la Manche, auprès d 'Hauteville cette lumière et le bateau au large qui nous attend pour Le Passage



Le Passage


La nuit est arrivée trop vite.
nous n’avons pas pu tout voir
ni tout nous dire


Nos passages ne sont que déchirures
à nos regards humains
Le temps de faire quelques pas
et déjà notre route s’achève
que d’autres ont à poursuivre
que nous avons à continuer.

Ton éternité, c’est nous
qui repoussons la nuit plus loin.

Toi, tu sais le passage
et tu nous attends déjà.


Ce texte est à retrouver avec d'autres dans mon livre "Des Chemins à la Source"
www.hg-amiot.fr

jeudi 24 octobre 2013

Mon choix d'amour, mon choix de vie


Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

Le fleuve coule des jours tranquilles,
Au delà des joncs, loin de la ville
Ton visage sort de l’eau
Comme une icône, comme un vaisseau

Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

Les arbres couchent des feuilles d’automne, 
Leurs long bras secs s’abandonnent
Sur ton visage qui s’auréole
Et tombent les feuilles en farandoles.

Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

En haut de ces montagnes, tournent les oiseaux,
Ton visage au sommet, la-bas, tout en haut
Me regarde et sourit
Tu es icône, ma fleur de vie

Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

Et la mer m'entrouvre ses vagues
Tu m’accueilles au port, quand je perds pied, quand je divague
Sorti des embruns s’éclabousse ton visage
Une bruine d’automne enrobe ton image

Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

mardi 22 octobre 2013

Bonifaccio



Bonifacio




          Bonifaccio découpe le ciel derriere ton visage
Le bleu du ciel de corse se confond avec celui de ta robe
Dans tes yeux le bonheur du monde se décline en images
Et mon regard t’accueille et ma tendresse t’enrobe.

Je connais bien le coeur des femmes et le tien surtout
Je sais tout le bonheur qu’il sait contenir et peut donner
L’amour et la tendresse, l’amitié qui est tout
Je veux t’en redonner, que tu puises dedans quand tu voudras aimer,

Et je connais aussi un peu le corps des femmes
Je sais la grâce et l’élégance du tien et ta sensualité mesurée
Quand à la pointe du sein fleurit la rose des sables
Sur le sommet des dunes et des vallons désirés,

Je sais tes oasis aux larmes de tes yeux
Et l’ombre de ses branches au vent  de tes cheveux
Je sais montagnes et forêts, rivières posées creux des seins 
De tes jambes à tes hanches, des épaules à tes reins.

Je connais un peu l’âme des femmes et la tienne bien sûr
Qui sait la grandeur, le don, la dignité, l’amour
Et cette âme et ce corps, et ce corps et ce coeur,j’en suis sur
Réunis chez toi se rejoignent chez moi quand je m’éveille au jour


Ce texte sur Bonifaccio est à retrouver dans mon livre "Les Jours parallèles" à re-découvrir avec d'autres textes sur mon site wwwhg-amiot.fr 


Lettre à Lucia


Lucia

Pourquoi
Ce matin je pense à Lucia ?
M'adresser à quelqu'un qui est ailleurs,
Quelqu'un qui est loin,
Qui est où ?

Des feuilles tombent des arbres
Dans nos yeux des feuilles d'érable rougissent nos yeux
Est-ce le vent Lucia ?
Est-ce le vent ?

Je ne sais pas pourquoi Lucia
Une voile s'est dressée dans le ciel
soudain si bleu
soudain trop bleu

une voile, une planche, et l'homme en équilibre

Lucia, pourquoi je te dis cela ?
Peut-être, quelque part, derrière tes cheveux fous
Un coeur, une oreille, une écoute
Parce que des fois on parle, on écrit à des êtres fictifs
et qu'en ce moment je sais:  tu es réelle derrière la page

Loin, quelque part
Où ?
Feuille d'érable qui coule de mes yeux
Voile qui s'envole vers un autre infini

HG 22 10 2013


lundi 21 octobre 2013

Voir un ami pleurer



Voir un ami pleurer

Bien sûr, il y a les guerres d´Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr, tout ce manque de tendre
Et il n´y a plus d´Amérique
Bien sûr, l´argent n´a pas d´odeur
Mais pas d´odeur vous monte au nez
Bien sûr, on marche sur les fleurs
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d´être encore debout
Bien sûr, les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr, nos cœurs perdent leurs ailes
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr, le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, nos miroirs sont intègres
Ni le courage d´être juif
Ni l´élégance d´être nègre
On se croit mèche, on n´est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu´on n´est plus étonné
Que, par amour, ils nous lacèrent
Mais, mais voir un ami pleurer!


Bien sûr cette chanson de J Brel tourne en boucle dans ma tête
je connais la version originale depuis longtemps, je la connais avec toute la puissance d'évocation de Brel, mais écoutons aussi la version pleine d'émotion d' Arno, c'est poignant, ça prend aux tripes, ça fait pleurer, mais ça libère, ça nous élève aussi

"On devrait toujours avoir l'impudeur de dire aux gens qu'on aime qu'on les aime" 
citation de Jacques Brel


Arno Voir Un Ami Pleurer

Un Ami …

Un ami vient de perdre un enfant
ce n'était pas un  enfant tout petit, déjà un adulte, mais on est toujours l'enfant de ses parents, l'âge n'a rien a voir avec la perte d'un enfant, un enfant le reste toujours.
Je suis désemparé, sans mots à lui dire, c'est toujours pareil face à la mort
alors je réécoute Brel , je réécoute Brassens
j'y puise de la force et du courage,
j'écoute une musique, je relis des poèmes
Que serions nous sans la force, sans la puissance qui se dégage de l'art de cette forme d'art qui vous prend au coeur ?
Un ami vient de perdre un enfant
je me sens fragile
HG

samedi 21 septembre 2013

Altzeimer




Alzheimer


Viens, ma fille,viens, viens ma fille,viens me voir
J'ai plein de choses à dire qui viennent en mémoire.
Il faut faire dire au temps les choses du passé,
Pendant qu'il en est temps, quand encore on les sait.

  • Je vais venir, papa, on va parler ensemble
  • Demain, ou bien après…mais c'est ta main qui tremble ?
  • Oui, j'ai du prendre froid
    - mais dehors il fait beau

  • pourtant je ne sors plus.
    mais si au bord de l'eau

pas plus tard qu'hier nous y sommes allés
  • Tu dois avoir raison, oui ! on s'est promenés.

Te souviens tu comment, enfin …je veux dire
Quel était son nom, la femme, tu sais, qui me faisait sourire ?
                             Mais si rappelle toi, c'était maman, maman !
Ah, tu es sûre ? …et elle s'appelait comment ?
                             Là tu le fais exprès
Mais non je vous assure
vous voyez bien, madame, que je ne suis plus sûr
J'ai des trous dans la tête et j'ai peur pour demain
                         Tu m'appelles Madame, t'es sûr que tu vas bien ?

Bonjour, comment vas tu, ce matin, papa ?
  • C'est gentil de venir, vous êtes qui déjà ?
  • Tu sais bien c'est ta fille, je suis là tous les jours
  • Peut-être… c'était il y a longtemps, mais quel jour ?
  • Je ne sais plus…
    Tu me parles de quoi ?

  • Si si, tu sais bien, tu sais…tu sais bien toi !
  • Je ne sais plus ce que tu dis et quoi te dire ?
  • Partez, madame, je vous en prie , je vais dormir…




    Etrait "Des chemins à La Source"
    www.hg-amiot.fr


vendredi 20 septembre 2013

Blue's Mountain






En revenant de Provence sur l'autoroute, il y a ...longtemps j'ai pensé ce texte ou les sons, les couleurs s'associent avec l'humeur et les couleur des montagnes
Ce texte fait partie de mon livre: Des chemins à la Source

Blue’s Mountain



Et je sais maintenant que la montagne est bleue, 
Quand le soleil s’amuse à me brûler les yeux, 
 Mais je m’en vais demain, je vois dans ton regard, 
Comme un reflet nouveau et la montagne est noire ! 

Et la montagne flambe dans le soleil couchant, 
Il fera beau demain, tes yeux rougis de vent, 
Habillée de sapins et d’odeurs de la terre, 
Tes yeux aux reflets verts lui donnent sa lumière. , 

Couleurs et senteurs et fleurs obsolètes, 
Vous êtes si présentes dedans tes yeux noisettes, 
Elle est verte , elle est bleue, elle est rouge ce soir, 
Mais je m’en vais demain et la montagne est noire. 

Des chemins à la Source
www.hg-amiot.fr

mercredi 18 septembre 2013

J.Brel à écouter sans modération



à écouter sans modération

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0goh5ZZJVro
Merry Christmas - A Film by Anna Condo 

http://youtu.be/bJ5LccS5oOY

Ainsi parlait l'homme sage


Ainsi parlait l’homme sage


“Quand nous serons revenus de nos passions d’images 
et de l’amour commun de la chose bien faite

quand nous aurons passé le temps où le temps compte
plus que le temps que l’on passe à vivre

quand nous aurons dépassé le réel et tout le matériel
qui envahit  nos vies et  détruit la tendresse et l’ amitié

nous pourrons enfin vivre et vivre encore nos rêves”



Le goéland, dans une autre vie se racontait ses voyages
et la rencontre avec l’enfant blond
qui dessinait  des moutons sur le sable

Venant de cette vie d’avant, il sentait la chaleur des épaules
la douceur de la poitrine où il aimait à se reposer

et le son de la guitare, posée sur les jambes nues



“Quand nous saurons qu’il nous faut regarder vers le ciel 
pour voir les étoiles et que la plus brillante
n’est pas forcement la plus belle

quand nous saurons que les hommes ne font que passer
et que souvent ils continuent de vivre
dans ce qu’ils ont laissé, s’ils ont pris le temps de construire

nous pourrons alors  nous inventer d’autre rêves



Le goéland,dans une autre vie se réinventait des voyages
et sa recherche du bonheur dans les mots 
d’un vieil indien autour d’un feu de camp

Venant de cette vie d’avant, il piquait vers le pont
du grand voilier blanc où il savait trouver cet impossible amour

poitrine offerte aux  rayons du soleil




“ Si nous savons que nos vies sont à jamais unies
qu’elles le seront encore au delà de la mort
quand nous avons créé, avec amour, l’unité

si nous savons nos corps, notre cœur et nos âmes
tendus vers l’autre avec force et tendresse
noyées dans le même regard

nous verrons  nos vies se confondre à nos rêves”


Le goéland , dans une autre vie revivait ses voyages
et les moments passés en quête de l’amour
auprés d’un esquimau assis sur la banquise

venant d’une autre vie il  réchauffait son corps
dans la  douce chevelure  brillante et ondulée

encadrant son visage et caressant le cou



“ Quand nous serons revenus de nos passions d’images
et que le temps qu’on a cru perdu
nous aura servi à mieux  nous connaître

pour vivre encore , ensemble, après le grand passage
et continuer de bâtir un indéfinissable amour

Alors nous continuerons de vivre et d’accomplir nos rêves”



Ainsi parlait l’homme sage
à celle qu’il aimait
au moment de la quitter


Dans le rêve d'Emilienne




Dans le rêve d’Emilienne


Dans le rêve d’Emilienne
Il y a des Marilyn
Des chemins de dentelles
À fleur de sa poitrine

Dans le rêve d’Emilienne
Des oiseaux de passage
Des goélands qui viennent
Et frôlent son corsage
Dans les yeux d’Emilienne
Les images d’un amour
Illusion collégienne
Fait pour durer toujours

Aux lèvres d’Emilienne
Le souffle est encore chaud
De la brise aérienne
De lointains Roméos

Aux frissons d’Emilienne
Quand la mer se retire
Les souvenirs reviennent
Et le corps s’alanguir

Dans le rêve d’Emilienne
Il y a des Marilyn
Qui ferment les persiennes
Le mains sur la poitrine


Ce texte est inédit, il es né de cette photo et de quelques mot écrits par une amie

D'autres textes à (re)découvrir sur le blog  ou sur le site
www.hg-amiot.fr
http://leslivresdhg.blogspot.fr/

dimanche 1 septembre 2013

Nouveau


Le « Toi » du Monde


Et ta robe s'envole au chant des tourterelles
Tes cheveux accompagnent celui des colombes,
Je m'envole avec toi et caressant le ciel
Dans le vent qui nous porte sur le « toi » du monde
je ne vois que tes yeux aux couleurs d'arc en ciel


Comment ce court texte m'est apparu ?
un jour de pluie et de soleil, bien sur.
mais qui du premier: l'arc en ciel ou le texte existait-il déjà ?


D'autres textes extraits de mes livres sont à découvrir sur mon site
www.hg-amiot.fr
ou sur la page http://leslivresdhg.blogspot.fr/ 


mercredi 29 mai 2013

Avis de tempête

Avis de tempête

pour ce texte je quitte les rivages corses, je l'ai écrit en me servant d'un bulletin météo " basique "
c'est une sorte de renvois de mots et d'images entre le bulletin qui décrit du mauvais temps et les réflexions de celui qui projette son avenir……mais après le beau temps …

Extrait :


Avis de tempête

une perturbation issue d'une dépression centrée sur le Benelux apporte un temps pluvieux le matin des Flandres aux Ardennes. Au fil des heures, ces pluies assez fortes se dirigent vers les côtes normandes, le bassin parisien, les Ardennes et la Lorraine.

Quand le destin m’emportera vers d’autres horizons
Tu reliras les textes que je t’ai écrits
J’y ai mis la chaleur que tu as su trouver
Ne me remercie pas encore, il n’est pas temps
Je n’ai pas fini d’écrire
Tu n’as pas fini de me lire

 Entre la Bretagne, le val de Loire en descendant vers la Bourgogne, c'est un ciel nuageux à très nuageux qui domine.

Souvent tu m’as cru fort  
Mais je suis si fragile……   



Hg Amiot © Les jours parallèles
www.hg-amiot.fr


Le Voyage Corse du Goéland


Le voyage Corse du Goéland est un texte écrit après notre retour sur le continent
il remet en mémoire ces moments exceptionnels vécus plusieurs années de suite, la terre, les gens, les amis tout est écrit dans ce texte



Je l'ai illustré avec une photo prise la-bàs bien à l'abri dans une petite crique chaude et calme auprès de Porto polo
Extrait :


C’est la fin du voyage
Le goéland tourne encore sur les mats des bateaux
Une princesse aux yeux bleus lui offre son regard, son sourire,
Ses cheveux pleins de la rosée de la mer.
Le jeune homme marche sur le ponton
Mesurant la distance entre ses espoirs et la vie
Pourtant 
La montagne, la mer , le bleu
Les soirées pétanque, les rires des amis, le pastis un peu
Le rosé de corse et le saucisson …


Hg Amiot ©Les jours parallèles
www-hg Amiot.fr

vendredi 17 mai 2013

La Source

La Source

La naissance de ce texte est curieuse, et pourtant le texte et l'image vont donner lieu à la naissance de mon second recueil qui s'appellera "Des chemins à la source". mais revenons à la genèse de ce texte.



C'est une journée passée entre amis auprès d'une rivière au coeur de la corse, les jeunes s'amusent à sauter dans un trou d'eau claire, les plus âgés se reposent, discutent parlent avenir, enfants, parlent soleil , parlent avenir et tandis que la conversation s'endort, je pars, appareil photo autour du cou, pour remonter la rivière, quelques centaines de mètres plus haut, s'étale un lac de verdure, au milieu de la végétation tout le calme d'une nature qui se repose, je ferme les yeux et je vois sortir de cette rivière, le radeau de Marilyn après le passage des rapides, et R. Mitchum et l'enfant c'est "La rivière sans retour" devant mes yeux. Et comme eux retournant à l'essentiel de leurs vies, je retourne à ma propre source.





La Source

marcher un peu, marcher longtemps, revenir à la source
et reposer ses pieds dans l’eau fraîche
claire et pure…/…

…/… Revenir à la source
retrouver ses racines, porter son enfant tout au long de sa vie
et chaque jour lui apprendre à marcher
trébucher avec lui, se relever encore
prendre la main d’un ami,se relever grâce à lui, prendre force à son sourire
à ses paroles, à ses mots
reprendre la route et marcher de nouveau …


Extrait : Les Jours parallèles
© Hg Amiot



Sur le Port



Nous sommes sur le port de Porto Vecchio, une belle soirée de plein été, j'y ai vu un grand jeune homme, plongé dans ses pensées.

J'ai appelé une amie au téléphone et je lui ai décrit ce que je voyais :


Sur le port

Au mat d’un voilier blanc, dansait le goéland
en bas sur le ponton, marchait un grand jeune homme
au regard bleu de mer, les pensées au dedans
de son propre regard, et c’était presque comme
une éternité lorsqu’il longeait les bateaux
sur la plage brûlante de Porto Vecchio……

Extrait de "Les jours parallèles"
© Hg Amiot




mercredi 15 mai 2013

Bavella

Lors d'un séjour en Corse, nous étions en famille et nous sommes allés de porto Vecchio d'abord à L'Ospédale, puis en continuant notre route vers Zonza au pied des Aiguilles de Bavella.
Lors de cette sortie une chanson de J Brel m'a accompagné, elle disait :

                           "Regarde bien petit, regarde bien sur la plaine là-bas,
                                    au hauteur des roseaux entre ciel et moulins
                                   y' a un homme qui vient que je ne connais pas,
                                          Regarde bien petit, regarde bien………"

Avec mon fils à coté de moi en regardant les aiguilles de Bavella ce texte s'est imposé à moi :



" La chanson disait:
“Regarde bien, petit, regarde bien…”
le visage des hommes gravés dans cette pierre
ils disent le travail, la peine, la sueur
ils disent aussi leur crainte, ils disent aussi les guerres
qu’ils ont fait contre eux même pour maîtriser la peur.
Leurs visages de pierre gravés sur ces flancs là
c’est la grande force des aiguilles de Bavella……"




Extrait  "Les Jours parallèles"
©HG Amiot



jeudi 9 mai 2013

La Parabole de l'Arbre


La parabole de l’arbre


Venant d’une nuée céleste
Le souffle de Dieu se répandit sur les hommes
Du haut de ces montagnes
Sa parole prit forme
Et donna vie aux hommes…

…Et les hommes plantèrent 
L’arbre de Vie,
Celui qui monte haut


Et les hommes montèrent dans l’arbre
Espérant Le rejoindre

Mais les nuages se mirent entre eux et Lui

Et c’est depuis ce jour
Qu’ils croient et doutent
En espérant toujours
En des arbres plus haut
Avec des ciels plus bleus




Des chemins à la Source
Hg Amiot

mardi 7 mai 2013

À Bruzzi



Bruzzi

Corse du sud auprès de Porto Vecchio

C'est une ballade incontournable,on part en bande, on marche sur des chemins tranquilles, pas trop escarpés à la portée de tous, on emmène le pique-nique et on regarde la mer, si le vent s'en mêle, des vagues d'écume nous éclaboussent, La journée se passe et dans les yeux, dans la mémoire naissent des phrases, on pense à ces vieux personnages et on les fait naitre dans le décor









A Bruzzi
Le vieux sage disait:
Vous savez quand ça arrive on est submergés d’émotion
le coeur se gonfle,une boule se forme à la gorge
de ne plus pouvoir partager, ce qu’on voulait de même façon
car c’est dans le “faisons ensemble” qu’amour, amitié se forgent.

Le vieux sage disait:
Arrive ensuite la colère,on a manqué
ces rendez vous si importants peut - être uniques
la vie repasse rarement les plats  oubliés
qu’ils soient repas de roi ou simples piques-niques

Le vieux sage disait:
et c’est le pire qui vient ensuite, l’indifférence
on ne souffre plus,on en oublie même la peine
qui nous avait tant fait souffrir,et c’est avec élégance
qu’on doit poursuivre sa route, où qu’elle nous mène

A Bruzzi
Le vieux sage m’a dit:
Ne connais jamais cela mon petit 
De ces maux que je viens de décrire
je ne sais pas encore malgré mon âge
celui qui te fera le plus souffrir…
…et l’on me dit que je suis sage!

extrait du livre "Les jours parallèles" ( page 9 ) Hg Amiot
vous pouvez vous procurer ce livre en me contactant : h-g.amiot@wanadoo.fr