jeudi 24 octobre 2013

Mon choix d'amour, mon choix de vie


Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

Le fleuve coule des jours tranquilles,
Au delà des joncs, loin de la ville
Ton visage sort de l’eau
Comme une icône, comme un vaisseau

Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

Les arbres couchent des feuilles d’automne, 
Leurs long bras secs s’abandonnent
Sur ton visage qui s’auréole
Et tombent les feuilles en farandoles.

Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

En haut de ces montagnes, tournent les oiseaux,
Ton visage au sommet, la-bas, tout en haut
Me regarde et sourit
Tu es icône, ma fleur de vie

Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

Et la mer m'entrouvre ses vagues
Tu m’accueilles au port, quand je perds pied, quand je divague
Sorti des embruns s’éclabousse ton visage
Une bruine d’automne enrobe ton image

Mon choix de vie,
Mon choix d’amour

mardi 22 octobre 2013

Bonifaccio



Bonifacio




          Bonifaccio découpe le ciel derriere ton visage
Le bleu du ciel de corse se confond avec celui de ta robe
Dans tes yeux le bonheur du monde se décline en images
Et mon regard t’accueille et ma tendresse t’enrobe.

Je connais bien le coeur des femmes et le tien surtout
Je sais tout le bonheur qu’il sait contenir et peut donner
L’amour et la tendresse, l’amitié qui est tout
Je veux t’en redonner, que tu puises dedans quand tu voudras aimer,

Et je connais aussi un peu le corps des femmes
Je sais la grâce et l’élégance du tien et ta sensualité mesurée
Quand à la pointe du sein fleurit la rose des sables
Sur le sommet des dunes et des vallons désirés,

Je sais tes oasis aux larmes de tes yeux
Et l’ombre de ses branches au vent  de tes cheveux
Je sais montagnes et forêts, rivières posées creux des seins 
De tes jambes à tes hanches, des épaules à tes reins.

Je connais un peu l’âme des femmes et la tienne bien sûr
Qui sait la grandeur, le don, la dignité, l’amour
Et cette âme et ce corps, et ce corps et ce coeur,j’en suis sur
Réunis chez toi se rejoignent chez moi quand je m’éveille au jour


Ce texte sur Bonifaccio est à retrouver dans mon livre "Les Jours parallèles" à re-découvrir avec d'autres textes sur mon site wwwhg-amiot.fr 


Lettre à Lucia


Lucia

Pourquoi
Ce matin je pense à Lucia ?
M'adresser à quelqu'un qui est ailleurs,
Quelqu'un qui est loin,
Qui est où ?

Des feuilles tombent des arbres
Dans nos yeux des feuilles d'érable rougissent nos yeux
Est-ce le vent Lucia ?
Est-ce le vent ?

Je ne sais pas pourquoi Lucia
Une voile s'est dressée dans le ciel
soudain si bleu
soudain trop bleu

une voile, une planche, et l'homme en équilibre

Lucia, pourquoi je te dis cela ?
Peut-être, quelque part, derrière tes cheveux fous
Un coeur, une oreille, une écoute
Parce que des fois on parle, on écrit à des êtres fictifs
et qu'en ce moment je sais:  tu es réelle derrière la page

Loin, quelque part
Où ?
Feuille d'érable qui coule de mes yeux
Voile qui s'envole vers un autre infini

HG 22 10 2013


lundi 21 octobre 2013

Voir un ami pleurer



Voir un ami pleurer

Bien sûr, il y a les guerres d´Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr, tout ce manque de tendre
Et il n´y a plus d´Amérique
Bien sûr, l´argent n´a pas d´odeur
Mais pas d´odeur vous monte au nez
Bien sûr, on marche sur les fleurs
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d´être encore debout
Bien sûr, les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr, nos cœurs perdent leurs ailes
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr, le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, nos miroirs sont intègres
Ni le courage d´être juif
Ni l´élégance d´être nègre
On se croit mèche, on n´est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu´on n´est plus étonné
Que, par amour, ils nous lacèrent
Mais, mais voir un ami pleurer!


Bien sûr cette chanson de J Brel tourne en boucle dans ma tête
je connais la version originale depuis longtemps, je la connais avec toute la puissance d'évocation de Brel, mais écoutons aussi la version pleine d'émotion d' Arno, c'est poignant, ça prend aux tripes, ça fait pleurer, mais ça libère, ça nous élève aussi

"On devrait toujours avoir l'impudeur de dire aux gens qu'on aime qu'on les aime" 
citation de Jacques Brel


Arno Voir Un Ami Pleurer

Un Ami …

Un ami vient de perdre un enfant
ce n'était pas un  enfant tout petit, déjà un adulte, mais on est toujours l'enfant de ses parents, l'âge n'a rien a voir avec la perte d'un enfant, un enfant le reste toujours.
Je suis désemparé, sans mots à lui dire, c'est toujours pareil face à la mort
alors je réécoute Brel , je réécoute Brassens
j'y puise de la force et du courage,
j'écoute une musique, je relis des poèmes
Que serions nous sans la force, sans la puissance qui se dégage de l'art de cette forme d'art qui vous prend au coeur ?
Un ami vient de perdre un enfant
je me sens fragile
HG